Le lundi 29 juin 2026, la salle Balla Moussa du Centre international de conférences de Bamako a abrité l’atelier consacré au Débat d’orientation budgétaire (DOB). Présidée par le premier vice-président du Conseil national de Transition, l’Honorable Hamèye Founè Mahalmadane, en présence du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Monsieur Alousséni Sanou, cette session pose les jalons de la programmation budgétaire pluriannuelle de l'État sous le sceau de la rigueur macroéconomique et de la refondation institutionnelle.



 Bamako| 30 juin 2026

Conseil national de Transition : #Ouverture #des #travaux #du #Débat #d#Orientation #Budgétaire #pour #la #période #2027-#2029
Le lundi 29 juin 2026, la salle Balla Moussa du Centre international de conférences de Bamako a abrité l’atelier consacré au Débat d’orientation budgétaire (DOB). Présidée par le premier vice-président du Conseil national de Transition, l’Honorable Hamèye Founè Mahalmadane, en présence du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Monsieur Alousséni Sanou, cette session pose les jalons de la programmation budgétaire pluriannuelle de l'État sous le sceau de la rigueur macroéconomique et de la refondation institutionnelle.
La salle Balla Moussa du Centre international de conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre, le lundi 29 juin 2026, à l’atelier consacré au Débat d’orientation budgétaire (DOB). La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le premier vice-président du Conseil national de Transition (CNT), l’Honorable Hamèye Founè Mahalmadane. Cet événement de haute portée institutionnelle s’est déroulé en présence du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Monsieur Alousséni Sanou, du président de la commission des Finances, de l’Économie, du Plan et de la Promotion du Secteur Privé, l’Honorable Mamadou Touré, ainsi que de plusieurs membres de l’organe législatif et de hauts cadres de l’administration parlementaire.
À la suite des mots introductifs de l’Honorable Mamadou Touré, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Monsieur Alousséni Sanou, a pris la parole pour exposer les fondements du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP). Conçu sur la base d’hypothèses macroéconomiques rigoureuses, ce document stratégique présente de manière détaillée les perspectives d’évolution des recettes et des dépenses publiques, la trajectoire de la dette publique, ainsi que les objectifs d’équilibre budgétaire et financier à moyen terme.
Selon le ministre d’État, le DOB constitue un instrument fondamental pour s’assurer de la parfaite cohérence du projet de loi de finances de l’année à venir avec la trajectoire financière définie par le Gouvernement. Cet exercice s’inscrit en droite ligne des orientations de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Le document soumis à l'examen de l'organe législatif prend ainsi en compte la poursuite de cette stratégie globale, l’intensification des efforts de sécurisation du territoire national, le renforcement des mesures de préservation de l’approvisionnement en produits pétroliers, ainsi que la consolidation des actions d'envergure engagées au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).
Monsieur Alousséni Sanou a également rappelé que cette session marque la neuvième édition du DOB depuis l’entrée en vigueur effective du budget-programmes en 2018. Cette réforme d'envergure vise à moderniser en profondeur la gestion des finances publiques, à accroître l’efficience et la performance de l’action publique, et à consolider le pouvoir de contrôle de l’organe législatif, tant à travers ce débat d’orientation qu'au moment de l’examen approfondi des crédits budgétaires.
Pour la période transitoire 2027-2029, le cadrage budgétaire exposé repose sur des indicateurs macroéconomiques robustes, notamment une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) réel établie à 6,5 % et une inflation maîtrisée sous le seuil communautaire de 3 %. Les projections financières tablent par ailleurs sur un taux moyen de pression fiscale de 14,6 % et un déficit budgétaire moyen contenu à 2,2 %, en stricte conformité avec les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le ministre d’État a précisé que ces perspectives favorables demeurent tributaires de l’amélioration progressive du contexte sécuritaire et sociopolitique, ainsi que de la continuité des réformes structurelles ambitieuses engagées par l’Exécutif.
Avant de clore son allocution, le ministre d’État a tenu à adresser ses chaleureux remerciements au président ainsi qu’à l’ensemble des honorables membres du Conseil national de Transition pour leur engagement constant et leur précieux accompagnement dans la mise en œuvre des réformes gouvernementales, matérialisés par l’adoption des textes législatifs indispensables à la réalisation des objectifs de développement national.
Succédant au ministre, le premier vice-président du CNT, l’Honorable Hamèye Founè Mahalmadane, a souligné que le Débat d’orientation budgétaire est une prérogative essentielle consacrée par les textes légaux. Elle offre au Gouvernement l'opportunité d’informer la représentation nationale sur l’état et l’évolution des finances publiques, de partager sa vision stratégique de la politique budgétaire à moyen terme et d'analyser les contingences économiques majeures susceptibles de l'influencer.
L’Honorable Hamèye Founè Mahalmadane a insisté sur le fait que cet exercice républicain doit être mené avec toute la rigueur et le sérieux qui caractérisent le Conseil national de Transition. L'organisation de ce débat doit être appréhendée comme un moment privilégié permettant aux membres de l'organe législatif de s’approprier les outils nécessaires au plein exercice de leurs prérogatives constitutionnelles, relatives non seulement à l’adoption du budget de l’État, mais aussi au contrôle rigoureux et à l’évaluation fine des politiques publiques.
À cet égard, le premier vice-président a rappelé les dispositions de l’article 51 de la loi organique, stipulant que le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle — en l’espèce celui couvrant les exercices 2027, 2028 et 2029 — doit rigoureusement évaluer le niveau global des recettes attendues, l’évolution de l’ensemble des ressources, des charges et de la dette du secteur public. Ce document doit en outre présenter un état transparent de la situation financière des entreprises publiques et fixer de manière claire les objectifs d’équilibre budgétaire et financier à moyen terme.
L’Honorable Hamèye Founè Mahalmadane s’est réjoui du vent de renouveau qui souffle au sein de l’hémicycle en matière de gouvernance des deniers publics. Il a précisé que l’architecture juridique existante, comprenant déjà la Commission de contrôle, le Code d’éthique et de déontologie des membres du Parlement ainsi que le Règlement financier, a été considérablement renforcée par l’approbation et la mise en application effective d’un Manuel des procédures administratives, financières et comptables.
De surcroît, afin de témoigner de l’attachement indéfectible du CNT au respect de l’orthodoxie financière, le premier vice-président a indiqué que les émoluments des membres du Conseil national de Transition sont, depuis le 1er janvier 2026, formellement régis par la loi organique n° 2025-037 du 31 juillet 2025 et directement pris en charge par les services compétents de l’État, singulièrement le Bureau central de la solde.
En conclusion, le premier vice-président a réaffirmé que le Conseil national de Transition, tout en assumant l’intégralité de ses missions institutionnelles, s’inscrit résolument dans la dynamique historique de refondation du « Mali Koura ». Portée par une vision stratégique à l’horizon 2063, cette ambition vise à édifier une nation souveraine, unie, démocratique, sécurisée et prospère, adossée à une économie résiliente, un indice de développement humain élevé et un environnement durablement préservé.

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